Royaume du Maroc
Armoirie du Royaume du Maroc
Carte du Royaume du Maroc

Patrimoine culturel

| Volubilis prés de Meknès, site inscrit sur la liste du patrimoine mondial
| Tour Hassan Rabat

Le Maroc dispose d'un patrimoine culturel et civilisationnel riche et diversifié. Chaque région possède ses particularités, contribuant ainsi à la culture nationale et à l'héritage civilisationnel. Parmi les obligations prioritaires, figurent la protection du patrimoine sous toutes ses formes et la préservation des monuments historiques.

Depuis l'indépendance du Maroc, de nombreux bouleversements socio-culturels sont intervenus, s'inscrivant dans la logique des mutations inéluctables que connaissent la plupart des pays au cours de la deuxième moitié du XXème siècle. C'est en tenant compte de ces nouvelles conditions que s'organisent les arts depuis des décennies.

Conscient de l’importance de la culture sur les plans individuels et collectifs, le gouvernement marocain a décidé de consacrer 1 % du budget des collectivités locales à la construction, dans chaque préfecture ou province, d'un complexe culturel comprenant une salle de théâtre et au parrainage des artistes. Il a également préconisé la création, dans chaque région, de deux troupes de théâtre que les Collectivités locales prendraient en charge en les dotant des moyens appropriés.

Dans le domaine culturel, le Maroc dispose de deux instituts importants:

- l'Institut Supérieur d'Archéologie, créé en 1986;
- l'Institut National de l'Art Dramatique et de l'Animation Culturelle, créé en 1987.

  • Les musées

Le Maroc dispose également de quinze musées relevant du Ministère des Affaires Culturelles. Ces établissements sont de trois sortes:

- des musées archéologiques
- des musées ethnographiques
- des musées spécialisés

Les collections présentées dans ces musées retracent l’histoire et l’évolution des us, coutumes et traditions marocaines à travers le temps.
La plupart de ces musées sont logés dans d’anciens palais ou demeures. Par la splendeur de leurs espaces, les exceptionnelles collections qu’ils abritent et la singularité de certains de leurs objets, ces musées méritent le détour.

  • Le cinéma

C'est sous le protectorat français que naît le cinéma marocain. La construction, en 1946, de studios de cinéma à Rabat vise autant à produire des oeuvres locales qu`à concurrencer le cinéma égyptien.

Parmi la trentaine de films produits entre 1945 et 1949, les plus remarquables sont ceux d'André Zwoboda: La septième Porte ( 1947 ) illustre la vie quotidienne des Marocains et Noce de sable ( 1948 ) est l`histoire légendaire et tragique de deux amants. Vers les années 1960, le cinéma colonial de fiction est relayé par le court métrage.

Parmi les nombreuses oeuvres réalisées, 'Six Douze' de M. Rechich, A. Bouanani et M.A. Tazi constitue un document précieux et inédit sur Casablanca. Peu après apparaissent les premiers longs métrages: Quand mûrissent les dattes de L. Bennani et A. Ramdani ( 1968 ), qui s`interroge sur l`apport de la modernité dans la société rurale, et Soleil de printemps de L.Lahlou, où défile la vie laborieuse d`un fonctionnaire originaire da la campagne.

Dans les années 1970, le cinéma marocain acquiert toute son importance grâce à deux chefs-d`oeuvre: Wecha de H. Bennani, analyse profonde sur le langage du cinéma et Mille et Une Mains de S. Ben Barka ( 1971 ) qui, à travers la vie quotidienne d`une famille de teinturiers de Marrakech, révèle le malaise social.

Finalement, grâce à la mise en place d`un fonds de soutien à la production par les pouvoirs publics, les années 1980 sont marquées par la production de films de grande qualité, dont celui de la Marocaine Farida Benlyazid, Une porte sur le ciel ( 1988 ), qui présente un islam modéré où s`équilibrent les exigences du corps et la volonté de l'esprit.

Capitalisant un total de 12 films par an, le Maroc, grâce à une politique de soutien plus généreuse, est aujourd’hui le 1er producteur de films dans le monde arabe. A l’échelle africaine, il est le 2ème grand producteur de films après l’Afrique du Sud.

Bien sûr, cette percée n’est pas uniquement d’ordre numérique.

Les cinéastes marocains récoltent plusieurs prix dans de nombreux festivals internationaux. On peut citer, à titre illustratif :

- « Ali Zaoua » de Nabil Ayouch : 44 prix obtenus dans divers festivals : Montréal (Canada) - Namur, Bruxelles (Belgique) - Khouribga, Marrakech (Maroc) - Stockholm (Suède) - Amiens (France)- Manheim (Allemagne) - Ouagadougou (Burkinafasso) - Kérala (Inde) - Milan (Italie) - Zlin (Rep Tchèque) - Cologne (Allemagne) Copenhague (Danemark)...
- «A Casablanca, les anges ne volent pas» de Mohamed Asli (Grand prix du Festival d’Alexandrie, Tanit d’or du Festival du Caire)
- «Mémoire en détention» de Jilali Ferhati (Prix du meilleur scénario au Caire, Grand prix du Festival du cinéma arabe à Rotterdam, Grand prix également du Festival du cinéma méditerranéen de Tétouan)
- «L’Enfant endormi» de Yasmine Kessari (21 prix)
- «Le Grand Voyage» d’Ismaël Ferroukhi (Prix Dino de Laurentis de la Mostra de Venise)…

Le choix du Maroc comme premier pays arabe pour inaugurer, en mai 2005, la nouvelle section du Festival de Cannes «Cinémas du Monde» vient confirmer ce progrès.

Pour plus de détails, visitez le Centre Cinématographique Marocain.

  • Théâtre

Les représentations publiques accompagnées de chants, de danses, de mimes ou de dialogues, on toujours été présentes dans la vie artistique marocaine, tant arabophone que berbérophone. Le théâtre à l`occidentale, dit "moderne", est apparu en 1923 avec la formation de troupes à Casablanca, Fès, Meknès et dans les villes du nord. Exprimant un patriotisme exalté et le refus du colonialisme, beaucoup d`oeuvres sont censurées par le régime du protectorat. La première troupe professionnelle marocaine voit le jour en 1956, "Troupe de représentation arabe". Les planches ont enfanté des artistes célèbres comme Nabil Lahlou, Abdelhaq Zerouali ou Tayeb Saddiki. Il reste aujourd'hui l'école de base et le passage obligé des plus grands acteurs de cinéma.

  • Arts Plastiques

A partir de 1940, une génération de peintres autodidactes apparaît au Maroc.

S'inspirant des contes populaires de tradition orale ou écrite, celle-ci s`exprime par des oeuvres très colorées et peuplées de personnages fantastiques qui s`apparentent parfois à des images pour enfants.

Face au nombre grandissant d`artistes, une école des beaux-arts est fondée à Tétouan en 1945, une autre à Casablanca en 1950.

Les années 1960 quant à elles sont marquées par un nouveau courant pictural, promu par de grands artistes comme Cherkaoui et Gharbaoui.
Après les années 1970, la figuration est à l`honneur. Les peintures célèbrent la vie traditionnelle des campagnes et les nobles cavaliers de la fantasia.
Dans les années 1980, les arts plastiques se diversifient à travers une recherche incessante de nouveaux signes et matériaux.

Créée en 1972, l'Association Marocaine des Arts Plastiques contribue à la promotion de la peinture marocaine à l'échelle internationale.

  • La Musique marocaine

Le Maroc, pays de contrastes dit-on souvent, l’est peut-être par la diversité et la richesse de sa culture .
Du fait de sa position géographique, le Maroc ou Al-Maghrib al aqça’ en arabe ( ce qui signifie l’occident le plus éloigné) est une sorte de carrefour entre l’occident, l’orient et l’Afrique saharienne.

Il a su tirer profit de ce profond avantage, a puisé chez tous afin de développer son caractère propre, il en est de même pour la musique .
Le Maroc, pays arabe .... La musique arabo-andalouse s’y est implantée, s’y est développée.
Le Maroc, pays berbère .... La musique berbère est la musique traditionnelle d’une grande partie de la population marocaine .
Le Maroc, pays africain .... L’ Afrique y a amené son rythme et ses rites...
Le Maroc, pays de l’ouest, carrefour de l’occident et de l’orient... Leurs musiques s’y sont rencontrées pour mieux se mêler ....
Mais le Maroc est aussi et par dessus tout un pays musulman ... L’ Islam est présent dans toute la musique de ce pays.

Pour plus de détails, visitez le portail du patrimoine culturel marocain.