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Procédures administratives liées à l’investissement |
. Les différentes formes d’implantation
- Investissement à réaliser dans le cadre du régime conventionnel
- Investissement à réaliser en dehors du régime conventionnel
. Les Formalités pour la constitution d’une Entreprise
. Les formalités après la Constitution d’une Société
. Immatriculation d’une Succursale
L’investissement est régi au Maroc
par la loi cadre N° 18-95 du 8 novembre 1955 dite charte de l’investissement. La
charte favorise l’Acte d’Investir au Maroc. Tout projet d’investissement est
désormais soumis à la même législation quelque soit son secteur d’activité et sa
zone d’implantation et bénéficie des mêmes avantages prévus par la loi sans
discrimination aucune entre investisseur national et étranger.
Ainsi, ce dernier peut investir dans
n’importe quel secteur d’activité à l’exception de certains domaine touchant
directement à l’exploitation de ressources stratégiques qui sont protégés (par
exemple l’exploitation des phosphates pour laquelle l’Office Chérifien des
Phosphates (OCP) détient le monopole).
L’acquisition de terres agricoles
demeure également impossible pour les investisseurs. Afin de les exploiter, ces
derniers devront s’associer avec un propriétaire marocain ou contracter des baux
agricoles d’une durée maximale de 99 ans.
A l’exception de ces secteurs,
l’investisseur n’est soumis à aucune procédure pour réaliser son
investissement.
Les différentes formes d’implantation :
L’investisseur désireux d’entreprendre au Maroc a le choix entre différentes
formes d’implantation :
• Création de société ;
• Prise de participation au capital d’une société en cours de formation ;
• Souscription à l’augmentation du capital d’une société existante ;
• Création d’une succursale ou d’un bureau de liaison ;
• Création ou acquisition d’une entreprise individuelle ;
• Prêts en devises contractés conformément à la réglementation des changes ;
• Acquisition de biens immobiliers ou de droits de jouissance rattachés à ces
biens ;
• Apport en nature.
A l’échelon national, deux cas de figures se présentent : l’investissement
réalisé dans le cadre du régime conventionnel et l’investissement réalisé en
dehors de ce régime.
Investissement à réaliser dans le cadre du régime conventionnel :
Investissement à réaliser en dehors du régime conventionnel :
Les Formalités pour la constitution
d’une Entreprise
Cette procédure comprend à la fois des étapes juridiques et des étapes administratives. L’investisseur peut soit, accomplir personnellement les procédures administratives ci-dessous décrites, soit s’adresser au guichet d’aide à la création d’entreprise du Centre Régional d’Investissement (CRI) le plus proche. La création de l’entreprise, à ce niveau, s’appuie sur un formulaire administratif unique centralisant toute les procédures administratives. Grâce à l’intervention du guichet unique, le délai de création de l’entreprise est ramené à 48 heures.
1/ Établissement du certificat négatif pour protéger le nom de la société
Qui: obligatoire pour les sociétés, facultatif pour les personnes physiques
Où : Registre Central du Commerce –Tel : 212-2-233 51 88/90 ou auprès des délégations du Ministre du Commerce et de l’Industrie
Comment : présentation d’une demande. Délai :24h sur Casablanca et 48h ailleurs.
Coût : 150DH.
2/ Établissement des statuts de la société
Qui : toute société.
Où : fiduciaire ou notaire.
Comment : présentation à la fiduciaire de la forme juridique retenue, de la nature des apports, du montant et de la répartition du capital.
Coût : 20DH de frais de timbre par page des statuts+honoraires du notaire ou de la fiduciaire.
3/ Nomination du (des) gérant(s)
Qui : sociétés à responsabilité limitée, sociétés en nom collectif et sociétés en commandite simple.
Où : Assemblée des associés par acte séparé ou dans le cadre des statuts.
Comment : les associés nomment les gérants par acte sous seing privé.
Coût: 20DH par page et 50DH d’enregistrement.
4/ Nomination des administrateurs
Qui : sociétés anonymes.
Où : en assemblée générale ordinaire.
Comment : l’assemblée générale ordinaire ou les premiers administrateurs inscrits dans le cadre des statuts nomment les administrateurs. Le conseil d’administration se réunit alors pour nommer le Président et le Directeur Général le cas échéant.
Coût : 20DH de frais de timbre par page.
5/ Établissement des bulletins de souscription
Qui : sociétés anonymes.
Où : fiduciaire ou notaire.
Comment : rédaction d’un acte par lequel l’actionnaire souscrit un certain nombre d’actions et libère sa souscription en partie ou en totalité.
Coût : 20DH de frais de timbre par page. Document à établir en double exemplaire.
6/ Blocage du capital libéré
Qui : sociétés anonymes et sociétés à responsabilité limitée en cours de constitution.
Où : banque.
Comment : obtention d’une attestation de dépôt de fonds de la banque sur la base des fonds versés.
Coût : néant
7/ Établissement des déclarations de souscription et de versement
Qui : sociétés anonymes.
Où : notaire ou fiduciaire.
Comment : le notaire ou la fiduciaire établit la déclaration de souscription (sur la base des bulletins établis auprès d’une fiduciaire) et de versement ( sur la base de l’attestation de blocage de la banque).
Coût : honoraires du notaire ou de la fiduciaire.
8/ Enregistrement du capital et des statuts
Qui : SA, SARL, SNC.
Où : Direction des impôts urbains, service d’enregistrement et de timbres (lieu du siège social).
Pièces : statuts, nomination du (des) gérant(s), bulletin de souscription et déclaration de souscription signés, légalisés et timbrés.
Procès verbal de l’assemblée générale ordinaire pour la société anonyme, plus déclaration de régularité et de conformité.
Coût : 0.5% du capital social, avec un minimum de 1000DH.
9/ Avis de publicité
Qui : SA, SARL, SNC.
Où : Greffe du Tribunal auprès duquel le Registre du Commerce est tenu.
Comment : dépôt d’actes ou de pièces, en double exemplaires certifiés conformes par l’un des représentants légaux de la société.
10/ Dépôt des statuts
Qui : SA, SARL,SNC et SCS.
Où : Tribunal de Commerce du lieu du siège social.
Comment : dépôt des statuts par les représentants légaux de l’entreprise ou mandataire dûment désigné.
Coût : 200DH de droits.
11/ Inscription aux patentes
Qui : toute société
Où : Sous-Direction des impôts (lieu du siège social).
Comment : demande écrite d’inscription accompagnée des documents de l’entreprise.
Coût : néant.
12/ Immatriculation au Registre de Commerce
Qui : toute société.
Où : Tribunal de Commerce du lieu du siège social.
Comment : demande sur deux imprimés avec signature légalisée accompagnée du certificat de patente, du certificat négatif, des statuts et de la photocopie des passeports de chacun des administrateurs. La demande doit être faite dans les trois mois suivant la création de l’entreprise.
Coût : néant
13/ Parution d’une publicité légale
Qui : SA, SARL et SNC.
Où : Bulletin Officiel et journal (rubrique des annonces légales).
Comment : parution de certains des éléments des statuts et du PV de l’assemblée constitutive pour les SA.
Coût : 1000 DH au moins, le coût varie en fonction du journal de publication et du nombre de lignes.
14/ Dépôt de la marque (facultatif)
Qui : toute société.
Où : Office Marocain de la Propriété Industrielle (OMPI).
- Les formalités après Constitution d’une Société
1/ Demande d’autorisation administrative
Qui : toute entreprise.
Où : Commune la plus proche du lieu du siège social.
Comment : demande par simple lettre accompagnée de copies de l’attestation d’enregistrement au Registre de Commerce, du contrat de bail, de la carte d’identité nationale et d’un certificat de résidence.
Coût : néant.
2/ Déclaration d’existence aux impôts
Qui : toute entreprise.
Où : Direction des impôts urbains du lieu du siège social (service des impôts directs et taxes assimilées).
Comment : demande sur imprimé accompagnée des statuts, du PV de l’assemblée constitutive et de l’inscription au Registre de Commerce.
Coût : néant.
3/ Affiliation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)
Qui : toute société.
Où : CNSS.
Comment : demande sur imprimé accompagnée des statuts, du certificat d’inscription aux patentes et de l’inscription au Registre de Commerce.
Coût : néant.
4/ Déclaration d’existence à l’inspection du travail
Qui : toute entreprise.
Où : Inspection du travail.
Comment : demande sur imprimé accompagnée des statuts, de l’inscription au Registre de Commerce.
Coût : néant.
- Immatriculation d’une Succursale
Qui : l’obligation d’immatriculation au Registre de Commerce s’impose aux sociétés commerciales étrangères au titre de l’agence qu’elles établissent au Maroc.
Quoi : une inscription modificative doit être déposée auprès du Registre local du lieu soit du siège de l’entreprise ou du principal établissement, selon le cas.
Toute succursale ou agence commerciale doit être immatriculée au Registre local du lieu où le fond est exploité. En cas de pluralité de fonds exploités, cela ne s’impose que pour le principal de ces fonds.
Comment : l’immatriculation doit être requise dans les trois mois qui suivent l’ouverture.
- L’immatriculation ne peut être requise que sur demande écrite du Directeur ou de son mandataire muni d’une procuration jointe à la demande.
- Les succursales doivent mentionner dans leur déclaration d’immatriculation les mêmes éléments que les sociétés commerciales, à savoir : les noms et prénoms des associés, la raison sociale et le certificat négatif, l’objet de la société, l’activité effectivement exercée, le siège social et les lieux où la société a des activités au Maroc ou à l’étranger, le nom des associés ou des tiers autorisés à administrer, gérer et signer pour la société, la forme juridique de la société, le montant du capital social, la date à laquelle la société a commencé et celle à laquelle elle doit finir et enfin la date et le n° de dépôt des statuts au secrétariat-greffe.
- Les entreprises étrangères intervenant temporairement au Maroc pour exercer une activité dont l’objet et la durée sont strictement limités dans le temps ne semblent pas être tenues de créer une succursale au Maroc. L’inscription est nécessaire quand l’entreprise doit accomplir certaines opérations pour lesquelles est requise habituellement la communication du numéro d’inscription (opération d’importation, affiliation du personnel au régime obligatoire de la protection sociale).
- Les lettres, factures, bons de
commandes, tarifs, prospectus et autres papiers de commerce destinés aux tiers doivent mentionner le numéro d’immatriculation au Registre de Commerce du principal établissement ou du siège social, ainsi que le numéro de la déclaration sous lequel la succursale ou l’agence a été inscrite.
- La mise en place d’un guichet unique de création d’entreprise dans chaque Région permet, depuis janvier 2001, de simplifier les procédures d’implantation de l’investisseur. Il regroupe une seule cellule administrative composée de trois à quatre cadres et il est le siège de la « Commission Régionale de Promotion et de Suivi de l’Investissement» composée des gouverneurs des différentes Préfectures, des responsables de l’agence urbaine, des membres de la CGEM et des délégués des différents départements ministériels impliqués dans l’acte d’investissement. Les dossiers sont traités simultanément dans l’ensemble des départements.
On parle du régime conventionnel lorsque l’investisseur -remplissant certaines
conditions- peut conclure avec l’Etat une convention d’investissement en vertu
de laquelle l’Etat s’engage à accorder à l’investisseur des avantages sous forme
d’exonérations fiscale (exonération de la TVA à l’importation), de prises en
charge de certaines dépenses liées aux projets d’investissement (l’acquisition
de terrains, les infrastructures hors site et les frais de la formation
professionnelle, etc…).
Dépôt et contenu du dossier d’investissement :
Avant de démarrer son projet, l’investisseur doit déposer la demande de
convention auprès du Ministère de tutelle du secteur concerné par le projet
d’investissement (tourisme, industrie…) ou auprès du CRI sur le territoire
duquel sera réalisé le projet. Le CRI transmet le dossier au département du
tutelle.
Cette demande doit être accompagnée d’un dossier détaillé sur le programme
d’investissement. Il doit comporter :
- Les références du promoteur,
- Une note synthétique sur l’actionnariat,
- Le plan de financement national et étranger relatif au projet,
- Le statut de la société ou éventuellement l’identification de la société
signataire de la convention,
- Le coût de chaque composante du programme d’investissements,
- Un justificatif récent (moins de trois mois) d’achat du terrain ou le cas
échéant un contrat de location,
- Les coordonnées Lambert du terrain abritant le projet,
- Les coûts de chaque composante du programme d’investissement,
- La part allouée à chaque composante des infrastructures externes,
- La validation des devis quand il s’agit d’un projet de convention dans le
cadre de l’article 17 de la loi 18-99 formant charte de l’investissement : Eau (Redal),
Electivité (ONE), infrastructures (Equipement) etc.
Examen du projet d’investissement :
Dès réception du dossier, le département du tutelle concerné par le projet
d’investissement procède à l’instruction du dossier et élabore un projet de
convention définissant les conditions et délais de réalisation de
l’investissement ainsi que les modalités d’octroi des avantages étatiques.
Le projet de convention est ensuite transmis au Secrétariat de la Commission des
investissements2 où il est examiné par le Comité Technique de Préparation et de
suivi (CTPS)3 avant d’être soumis à l’approbation définitive de la Commission
des investissements4. Cette dernière statue, en dernier ressort, sur les
dossiers qui lui sont soumis par le Comité.
En dehors du régime conventionnel, l’investisseur reste soumis aux seuls
avantages fiscaux de droits communs qui sont d’ailleurs repris dans la charte
d’investissement et aux avantages fiscaux octroyés à certains secteurs
d’activité.
Néanmoins, un investisseur qui a choisit d’investir en dehors du régime
conventionnel et de réaliser son projet d’investissement par ses propres moyens,
peut toujours solliciter l’aide de la Commission des investissements pour
aplanir les difficultés qui bloquent la réalisation de son projet
d’investissement etc….